Un bidonville bâti pour durer

Publié le par louis

 

 

 Article du 20 Minutes, éditions du 25/05/2007
 ©2007 20 minutes

Depuis trois mois, le terrain vague de la Soie n'a guère changé de physionomie. Et en dépit de la volonté des associations de soutien aux Roms et des services de l'Etat, les familles, installées dans le bidonville de Villeurbanne depuis le 1er septembre 2006, s'apprêtent à passer l'été dans leurs cabanes, au milieu des déchets. L'évacuation du terrain en février par l'Association lyonnaise pour l'insertion par le logement (Alpil) a permis de reloger cinquante personnes dans un foyer du Grand Lyon. « Mais il en reste quatre cents sur le terrain. Nous attendons que des places en logement temporaire se libèrent », souligne Nicolas Molle, de l'Alpil. Une attente qui pourrait s'éterniser, la majorité des appartements de ce type affichant complet. « Pour en libérer, nous devons voir quels occupants sont capables d'accéder à un logement autonome et les aider à partir », précise l'association.

A la Soie, certains occupants s'impatientent. « Nous sommes en France depuis 2002. Je ne vois pas pourquoi je n'aurais pas droit à une maison », s'agace un habitant. La famille Lazar reste plus mesurée. « Ici, on nous aide beaucoup et désormais, on peut travailler », témoigne Onofrei, qui espère bientôt décrocher un travail de chauffeur. « Nous voulons juste gagner notre vie pour nourrir notre famille », poursuit ce père de famille, qui après des années de souffrance, semble avoir tiré un trait sur son pays d'origine, la Roumanie. Grâce au travail des associations, quinze autres promesses d'embauches pourraient se concrétiser sur le squat.



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