EXPULSION DU TERRAIN DES SEPT CHEMINS (Vaux-en-Velin)

Publié le par louis

 

La veille des membres du Collectif de soutien au Roms s'étaient rendus sur le camp pour aider à déplacer une caravane. Nous avons pu constater le désarroi et la colère de ces familles face à l'incertitude qu'allait occasionner cette expulsion. En effet aucune solution de repli n'avait encore était finalisée.

Le 17 août à 6h le Collectif était sur les lieux, le camp s'éveillait à peine et l'ensemble des caravanes avait été stationné à l'extérieur du camp afin d'éviter leur destruction.

C'est aux environ de 8h qu'une première patrouille pénétra dans le camp désert, peu après des fourgons de police ont fait leur apparition.

Une discussion courtoise a été entamé avec le commissaire chargé de l'expulsion en présence de M. Brunel élu de Vaux-en Velin. Il a été convenu que les caravanes et autres véhicules stationnés aux abords du camp pouvaient demeurer ainsi pendant 48h, le temps de trouver un autre terrain.

Comme  à chaque oprération de ce type les forces de l'ordre ont inspecté le camp, refusant également l'accès au reporter photo de l'AFP présent sur les lieux.

La situation la plus dramatique concernait une jeune mère de 6 enfants. Dans l'après-midi, une solution provisoire a été trouvée : l'installation sur une aire d'accueil aménagée pour les Gens du Voyage dans le quartier de Gerland.

 

 

Article du  PROGRES  23 AOUT 07

           

Quelques jours de répit pour les familles roms L'avenir des quinze personnes expulsées vendredi soir reste incertain. Pour l'heure, elle occupent un emplacement à l'aire d'accueil des gens du voyage de Surville.

Expulsées puis relogées provisoirement.Les trois familles roms expulsées vendredi du terrain qu'elles occupaient derrière le centre commercial des Sept-Chemins ont été relogées à l'aire d'accueil des gens du voyage, rue de Surville (Lyon 7e).

L'Association lyonnaise pour l'insertion par le logement (Alpil) a réglé, pour les familles et leurs caravanes, dix jours d'emplacement. Au-delà, c'est l'incertitude : l'aire de Surville est réservée aux gens du voyage, qualificatif difficilement applicable aux quinze kosovars.

André Gachet, directeur de l'Alpil, annonce l'ouverture de discussions avec l'administration, afin de tenter de trouver une solution dans l'urgence : « L'hypothèse la plus intéressante serait de trouver un terrain disponible sur lequel on pourrait mettre trois bungalows pour leur permettre de passer l'hiver. » Arrivés sur Lyon il y a six ans, Malina, ses six enfants, Ratko et son épouse, ainsi que Miodrag, son épouse et leurs quatre enfants, occupaient depuis un terrain vague, situé derrière le centre commercial des Sept-Chemins.

Un terrain d'où les familles ont été expulsées vendredi car il accueillera bientôt le futur boulevard urbain Est.

 

 

 

 

 

 

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