REVUE DE PRESSE DE L'EXPULSION (Vénissieux-Parilly)

Publié le par louis

           

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                Le maire de Vénissieux prend la défense des Roms
            LEMONDE.FR Avec AFP | 27.08.07 | 17h22  • 

            André Gerin, le député-maire PCF de Vénissieux, veut sortir les Roms
            de leurs bidonvilles. A la veille de l'évacuation sur sa commune
            d'un campement de quelque 350 Roms, il a appelé, lundi 27 août, lors
            d'une conférence de presse, à la mise en place d'un plan d'aide
            national pour cette population principalement venue de Roumanie.


            Outre"l'immobilisme politique" sur la question, M. Gerin a dénoncé
            "les conditions de vie indignes de ces populations, qui sont pires
            que celles des chiens"."Aujourd'hui, c'est la responsabilité de
            l'Etat et du gouvernement de s'emparer de cette question aux
            dimensions européennes, humaines, sociales et économiques", a encore
            déclaré le député-maire, reprenant les termes d'une lettre qu'il a
            dit avoir envoyée, lundi matin, au premier ministre François Fillon.
            "ZÉRO MÉPRIS"
            Pour éradiquer les bidonvilles, André Gerin propose la mise en place
            d'un "plan national zéro mépris et dignité pour les Roms", en
            concertation avec les régions. "Il faut travailler à des projets
            individuels pour une installation durable ou saisonnière en France
            sans écarter l'hypothèse du retour des cas qui seraient réellement
            volontaires", a encore écrit le maire au premier ministre."Les Roms
            sont 600 dans l'agglomération [lyonnaise], peut-être plus de 10 000
            en France. Nous devons créer des conditions décentes et conformes
            aux droits élémentaires de l'homme", a-t-il lancé.
            Selon lui, parmi les Roms du terrain du Puisoz, à Vénissieux, qui
            doivent être évacués mardi matin, certains ont trouvé des solutions
            de relogement, du travail voire accepté un retour volontaire en
            Roumanie. Un premier bidonville de Roms sur le même terrain du
            Puisoz avait été évacué en 2005. Le 1er août dernier, plusieurs
            centaines de Roms avaient été expulsés d'un autre bidonville à
            Villeurbanne.

A Vénissieux,Carole Bianchi  20Minutes.fr, éditions du 28/08/2007 - 17h42

Expulsion dans la dignité au bidonville de Vénissieux

Expulsion de Roms à Vénissieux le 28 août 2007 

Les mines encore endormies, plusieurs petits Roms ont pris peur à la vue des gyrophares bleus arrivés au loin dans la nuit. Il était un peu plus de 5 h 30 mardi matin, lorsque les forces de l’ordre ont commencé à encercler dans le calme le bidonville situé sur un terrain de Vénissieux. Le 9 juillet, le tribunal de grande instance avait ordonné l’expulsion de ce camp où s’étaient installées quelque 300 personnes.

Fait novateur, la prise en charge des Roms a été plus soutenue que d’habitude. André Gachet, directeur de l'ALPIL s’est d’ailleurs félicité qu’une «logique d’action sociale commence à se mettre en place», pour les expulsions de ce type.

Départ pour la Roumanie mercredi

Devant les nombreux baraquements, des gros sacs d’affaires sont déjà entassés. Les 225 Roms expulsés savaient que la police viendrait les chercher à l’aube. Tous sont résignés. Une vieille femme aux traits marqués s’interroge sur le nombre de sacs qu’elle peut prendre. «Tout ce que vous voulez, sauf le mobilier», lui répond un salarié de l’Alpil. Elle le regarde et rigole : «Je n’ai pas de mobilier!». Comme cette femme, entre 110 et 120 personnes ont demandé l’aide au retour volontaire proposée par la préfecture. Les associations présentes leur expliquent qu’un départ est prévu mercredi pour Oradea, au nord de la Roumanie.

Après avoir écouté d’une oreille distraite les consignes d’une traductrice, les familles forment rapidement une file indienne avec leurs caddies et poussettes débordant d’affaires, le tout sans rechigner. Ils attendent d’être transportés par car à la plateforme de Forum Réfugiés (3e). Là-bas, toutes les formalités administratives seront effectuées. Mardi soir, les Roms devaient dormir à l’hôtel ou en foyer. Certains rêvaient dès le matin de pouvoir enfin prendre une douche. «L’expulsion s’est passée dans de bonnes conditions. C’est toujours un acte positif, car le bidonville reste un lieu dangereux», a relevé André Gachet.

LYON (Reuters) - Un bidonville où résidaient près de 300 Tziganes de Roumanie a été démantelé mardi à Vénissieux (Rhône), en exécution d'un jugement du tribunal de Lyon, saisi par le propriétaire du terrain, a annoncé la préfecture.

L'opération, menée avec d'importantes force de police, s'est déroulée dans le calme, selon un responsable d'association.

"Les familles étaient prêtes, elles avaient préparé leurs bagages, elles sont montées dans les cars et ont été conduites jusqu'à la plate-forme de 'Forum Réfugiés' qui doit leur trouver un logement pour 24 heures", a déclaré André Gachet, responsable de l'Alpil (Association lyonnaise pour l'insertion par le logement).

Le campement, constitué de cabanes de fortune, a été détruit. Le préfet du Rhône, Jacques Géraud, a déclaré que 225 personnes au total, 124 adultes et 101 enfants, avaient été évacuées. Une soixantaine d'autre résidents semble avoir quitté le site avant l'opération.

La plupart des 225 personnes ont accepté la procédure de retour volontaire, qui prévoit une aide de 153 euros par adulte et de 47 euros par enfant. Ils doivent repartir en Roumanie mercredi en cars.

Le préfet a également précisé que 47 personnes du campement de Vénissieux avaient cependant été autorisées à rester sur le territoire français.

"Nous mettons en place une politique d'insertion réelle. Ils vont recevoir un apprentissage à la langue française, un bilan professionnel et des propositions de logement provisoire. Les enfants seront scolarisés", a-t-il dit.

De son côté, le député-maire communiste de Vénissieux, André Gerin a demandé au Premier ministre un plan d'aide national aux Roms. "Il faut sortir de l'immobilisme politique", a-t-il dit à la presse. Une conférence d'agglomération sur la question des Roms se tiendra à Lyon en octobre.

Début août, une opération similaire avait déjà été menée dans un bidonville de Villeurbanne abritant 449 personnes, dont 393 ont accepté l'aide au retour. L'agglomération lyonnaise compte encore un camp de réfugiés roumains dont le nombre d'occupants n'est pas connu.

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